Monday Coach IIN-spiration: Il n’est jamais trop tard pour recommencer
- Laura Galante

- 7 avr.
- 3 min de lecture

J'ai grandi dans un environnement difficile.
Le divorce de mes parents a tout bouleversé. Ma famille a éclaté. La colère est devenue ma compagne, et je l'ai portée partout—dans mon enfance, mon adolescence, et jusqu’à l’âge adulte. Ce n'était pas seulement de la colère contre mes parents, mais contre la vie elle-même. L'injustice, l’instabilité, tout ce qui s’effondrait sans que j'aie le contrôle.
J’avais besoin de structure, mais je la rejetais aussi. J'ai trouvé une forme de paix dans la musique punk et sa communauté—là où je pouvais crier, m’enrager, exister sans avoir à me justifier. Mais en même temps, je ne pouvais pas totalement quitter le monde traditionnel. L’école, le travail, la famille—j’étais coincée entre deux identités, sans appartenir à aucune.
La société avait déjà tracé ma route :
👩🏭 Née dans une famille 100% italienne, ouvrière en Wallonie. Le travail acharné était la règle, et demander plus était perçu comme de l’ingratitude. "Tu as un travail ? Un toit ? Que veux-tu de plus ?"
👩👦 Élevée pour être une femme qui ne devait pas demander trop. Une mère devait sacrifier. Une femme devait être contente. Une femme ne devait pas chercher à être plus que ce que le monde lui permettait.
💇♀️ On attendait de moi que je joue le rôle de la "femme blonde et séduisante". Sourire, être charmante, être agréable. Mais j’ai refusé. J’ai caché cette part de moi pour que l’on m’écoute pour mes idées, mon intelligence, mon humour—et non juste pour mon apparence.
Alors, quand j'ai échoué à l’université, est-ce étonnant que je pense que mon destin était scellé ?
J’étais face à un conseiller d’orientation, qui m’a demandé : « Que veux-tu faire plus tard ? »
J’ai répondu : « Je veux diminuer le chômage et faire en sorte que les gens prennent plaisir à travailler. »
Elle a souri d'un air moqueur et a dit : « Reviens quand tu sauras ce que tu veux. »
Cette phrase s’est inscrite en moi. Elle m’a fait sentir stupide, perdue, comme si je n’étais rien.
Mais voici la vérité : quand on vous dit que vous n'appartenez nulle part, vous avez deux choix : 1️⃣ Accepter et rester dans la boîte qu’on vous a donnée. 2️⃣ Brûler cette boîte et tracer votre propre chemin.
Pendant longtemps, j’ai vécu entre les deux. J’ai obtenu un diplôme en gestion touristique—pas parce que j’adorais cela, mais parce qu'il fallait bien que je fasse quelque chose. J’ai pris des jobs qui payaient les factures mais me laissaient vide. J’ai enduré des environnements toxiques, des managers fous, des moqueries. J’ai laissé la vie m’arriver au lieu de la façonner.
Puis est venue la maternité. Un autre label. Plus d'attentes.
👩👧👦 « Une mère doit être comme ci, comme ça. »
💰 « Pourquoi retourner à l’école ? Tu gagneras même pas plus. »
❓ « Qui va s'occuper des enfants ? »
🙄 « Tu as de la chance que leur père s'en occupe. »
C’était étouffant.
À 35 ans, j’ai eu un choix : continuer à accepter, ou reprendre le contrôle.
Je suis retournée à l’université—le soir, le week-end, jonglant avec tout. J’avais peur d’échouer à nouveau. Mais la peur n’était plus mon ennemie—c’était la complaisance.
Et maintenant ? Vingt ans après que ce conseiller m'ait rejetée, je peux fièrement dire :
🚀 J'ai réussi ou plutôt je réussi chaque jour à construire mon propre parcours
🚀 Je créé la vie que je veux
🚀 Je brise les boîtes dans lesquelles on (et je) me met dedans.
Mais voici la vérité que personne ne vous dit : la boîte ne disparaît pas.
Elle tente de revenir. Pas parce que la société m’y oblige, mais parce que mes propres peurs parfois m’y ramènent.
Elle chuchote : « Es-tu vraiment assez douée ? », « Et si tu échoues ? », « Et si tu n'avais eu que de la chance ? »
Ce n’est pas un combat ponctuel. C’est un voyage—un voyage que je veux qu'il soit le mien. Chaque fois que la boîte réapparaît, je dois choisir encore une fois :
🔥 Est-ce que je me rétrécis pour y entrer ?
🔥 Ou est-ce que je l’embrase et continue à avancer ?
Voici donc votre rappel du lundi :
💡 Il n'est jamais trop tard pour changer votre histoire.
💡 Il n'est jamais trop tard pour redéfinir votre succès.
💡 Il n'est jamais trop tard pour choisir VOUS.
Demandez-vous aujourd'hui :
Quelle est la première étape pour arrêter de vivre la vie que d’autres ont choisie pour vous—et commencer à bâtir la vôtre ?
Parce que croyez-moi, le monde continuera d'essayer de vous enfermer dans une boîte.
Sortez-en. Encore et encore.




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